The Turks of Berlin are strongly in support of the accession of Turkey to EU membership. This is supported both for personal and business reasons. The Turkish Community of Berlin, an association representing a fifth of the 200,000 Turks living in the German capital, estimates that 90% are in favor. Les Turcs De Berlin Pour L’adh_sion De Leur Pays S’il ne tenait qu’_ elle, affirme Mukadder G_ktas, elle serait d_j_ rentr_e vivre dans sa Turquie natale. “Mais il y a les enfants, qui veulent rester ici” , _ Berlin, o_ vit la plus grosse communaut_ turque d’Allemagne. Alors cette quadrag_naire, install_e de longue date dans le quartier de Kreuzberg, prend son mal en patience. Puisqu’elle ne peut pas retourner dans son pays, que la Turquie vienne _ elle, en entrant dans l’Union europ_enne (UE)… “Ce sera plus facile pour les gens de l_-bas de venir travailler en Allemagne et dans d’autres pays europ_ens” , pr_dit-elle. Sans parler des aides communautaires qui, selon cette boulang_re, irrigueraient sa patrie. “Ils veulent tous venir ici, c’est bien l_ le probl_me !” , interrompt Jelis G_tkas, qui aide sa tante _ servir la client_le dans la boutique familiale. “Les Turcs croient qu’il n’y a qu’_ d_m_nager ici et ramasser l’argent qui tra_ne par terre… Mais il y a d_j_ suffisamment d’_trangers en Europe, on n’a pas besoin de ch_meurs en plus” , s’enflamme-t-elle dans un allemand impeccable. V_tue d’un t-shirt rose qui lui d_voile le nombril, cette jeune femme de 22 ans fait partie de la g_n_ration des jeunes Turcs n_s en Allemagne qui s’y sont plut_t bien int_gr_s. A l’entendre, “la Turquie n’a pas encore adopt_ le mode de pens_e europ_en, elle n’est pas assez m_re pour entrer dans l’UE” . En pointant le doigt sur une femme voil_e qui passe sur le trottoir, de l’autre c_t_ de la vitrine, Jelis ajoute : “Regardez, les gens qui arrivent des villages turcs gardent leurs traditions, ils ne veulent pas s’adapter. On ne va pas aggraver les choses en faisant venir plus de monde.” De ces deux points de vue, c’est sans doute le premier qui pr_domine dans les magasins, les amicales et les appartements de Kreuzberg. La Communaut_ turque de Berlin, une association repr_sentant un cinqui_me des 200 000 Turcs vivant dans la capitale allemande, estime que 90 % d’entre eux sont favorables _ l’adh_sion de leur pays d’origine _ l’UE. Beaucoup d’hommes d’affaires la souhaitent. Toutefois, pour Ahmet Iyidirli, candidat malheureux aux _lections l_gislatives du 18 septembre sous les couleurs social-d_mocrates, la r_alit_ est plus nuanc_e. RECONNAISSANCE RENFORC_E “Les gens sont en g_n_ral mal inform_s , d_plore ce moustachu qui r_side _ Berlin depuis trente ans. Il suffit de quelques informations vues _ la t_l_ turque, re_ue par satellite, pour qu’ils changent d’avis.” Ce qui est s_r, estime-t-il, c’est que l’appartenance de la Turquie _ l’Union “renforcerait la reconnaissance de la communaut_ turque en Allemagne” . Forte de pr_s de 2,5 millions de personnes, elle a passablement souffert des retomb_es des attentats terroristes du 11 septembre 2001. Pr_sident de la Communaut_ turque de Berlin, Taciddin Yatkin met un point d’honneur _ d_noncer tout acte de violence commis au nom de la religion. Cet avocat n’en trouve que plus regrettable le fait que les partis conservateurs allemands s’opposent _ l’entr_e de la Turquie dans l’UE “pour la seule raison que c’est un pays musulman” . Il le dit avec d’autant plus d’amertume qu’il est membre de l’Union chr_tienne-d_mocrate, dont la pr_sidente, Angela Merkel, candidate _ la chancellerie, plaide pour un “partenariat privil_gi_” entre Ankara et l’Europe.

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Sources